Une Justice Sauvage

12 août 6 Commentaires Catégorie: Non classé

Il a fallu énormément de courage à Christelle pour franchir le pas.

 Christelle est une femme battue, maltraitée, menacée par un mari violent.

 Christelle a commis l’irréparable: lasse des humiliations et des coups, elle a fui le domicile conjugal.

 Alors, lui, vexé dans son « honneur » de mâle dominant, ne supportant pas d’être privé de « sa chose », a tout fait pour la reconquérir. Mais pas comme un gentleman le ferait de sa princesse, non. Lui, ne connaît que la force. Et reconquérir Christelle, signifie ni plus ni moins que la contraindre à revenir vivre avec lui. De gré, ou de force.

 Il a traqué Christelle, l’attendant devant chez elle, au supermarché, devant son travail. Pour « avoir des explications ». Mais qu’expliquer à un rustre qui ne peut rien entendre ? Elle ne l’aime plus, elle en a marre des insultes et des coups, y compris devant les enfants, alors elle les protège et elle se protège. Point barre.

Il la menace: « je vais t’attacher derrière ma voiture et traîner ta gueule sur le bitume ». Il a trop regardé de vidéos de Daesh et cela l’inspire visiblement. Il l’insulte, lui met des claques. Christelle porte plainte, systématiquement. Mais l’intendance judiciaire ne suit pas. Au bout de la seconde plainte, il lui est « conseillé » de ne plus faire « que » des mains courantes. Parce que cela ne débouche sur aucune procédure, il s’agit d’une simple déclaration, qui peut certes être transformée en plainte, mais des plaintes il y en a déjà.

 Il est proposé à Christelle, une médiation pénale. Monsieur promet de ne plus la menacer. Elle promet d’être gentille avec Monsieur. L’agresseur et l’agressé sur le même plan, conduits à prendre chacun des résolutions, comme s’ils étaient tous deux fautifs…Dame, c’est qu’il ne faut pas le froisser, lui. Il ne faut pas lui donner tous les torts sinon il n’acceptera jamais la médiation, l’affaire sera jugée et viendra encombrer encore davantage des Tribunaux qui n’ont « pas que ça à faire », de régler les « problèmes de couple ».

 Lui ne respecte pas ses engagements. Elle a cédé et accepté, un temps, de revenir au domicile conjugal. Mais les coups et les menaces ont immédiatement repris.

 Alors, elle vient me voir. Comme une naufragée s’agripperait à une planche de bois.

 Je commence par la féliciter du courage de sa démarche. Et j’introduis derechef une requête devant le Juge aux Affaires Familiales, aux fins d’ordonnance de protection.

 Celle-ci relève de l’article 515-9 du Code civil,  « Lorsque les violences exercées au sein du couple ou par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin mettent en danger la personne qui en est victime, un ou plusieurs enfants, le juge aux affaires familiales peut délivrer en urgence à cette dernière une ordonnance de protection. »

 Aux termes de l’article 515-11 du même Code,

« L’ordonnance de protection est délivrée, dans les meilleurs délais, par le juge aux affaires familiales, s’il estime, au vu des éléments produits devant lui et contradictoirement débattus, qu’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables la commission des faits de violence allégués et le danger auquel la victime ou un ou plusieurs enfants sont exposés. A l’occasion de sa délivrance, le juge aux affaires familiales est compétent pour :

1° Interdire à la partie défenderesse de recevoir ou de rencontrer certaines personnes spécialement désignées par le juge aux affaires familiales, ainsi que d’entrer en relation avec elles, de quelque façon que ce soit ;

2° Interdire à la partie défenderesse de détenir ou de porter une arme et, le cas échéant, lui ordonner de remettre au service de police ou de gendarmerie qu’il désigne les armes dont elle est détentrice en vue de leur dépôt au greffe ;

(…) 5°) Se prononcer sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale et, le cas échéant, sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants ; »

Telles sont les demandes formulées au nom de Christelle: éloignement du conjoint, interdiction de porter une arme pour celui qui lui a dit « je vais tous te crever, toi et ta famille », une pension pour les enfants, et un droit de visite dans un lieu neutre, avec interdiction de les emmener à l’étranger puisqu’il avait émis la possibilité de les emmener au proche-orient…

 A l’audience, Christelle se présente…accompagnée de son bourreau. Il faut l’éloigner de lui, la prendre en a-parté, pour lui faire comprendre qu’elle n’a rien à lui dire et qu’il ne s’agit pas d’une procédure de divorce à l’amiable, par consentement mutuel.

 Le Juge aux Affaires Familiales semble sceptique et réticent à faire droit aux demandes de Christelle: après tout, celles-ci ne reposent que sur ses seules plaintes, fussent-elles détaillées, et les faits fussent-ils commis devant témoins ayant indiqué leurs coordonnées. Lui, n’a pas été entendu. Et puis, il y a cette médiation pénale, que Christelle a accepté pour en finir, pensait-elle, et qui n’a pas eu plus d’effet sur lui, que de pisser dans un violon…

 La procureure n’ose pas donner son avis. Elle est jeune, lui semble si agressif, surtout ne pas lui laisser sous-entendre que l’on pourrait être contre lui…elle « s’en remet » donc, moyen habile de botter en touche et de transmettre la patate chaude au Juge aux Affaires Familiales qui lui prendra ses responsabilités, courageusement, à l’abri de son cabinet. Décision qui ne sera rendue que dans quelques jours, et nullement en face-à-face avec le conjoint, il va de soi. Il recevra la décision par la poste…

 Et lui ? Eh bien, devant le Tribunal, il fait le show. Un véritable cinéma. Il pleure, il implore. Et elle, pauvre idiote, s’y laisse encore prendre. Elle verse une larme, laissant entendre qu’elle pourrait toujours l’aimer, ce qui sème le trouble dans l’esprit des magistrats. Il reconnaît tout, mais minimise… « mes menaces d’emmener les enfants ? C’est qu’ils seraient bien mieux en Turquie, depuis les attentats, tout le monde nous regarde de travers… Ma menace de traîner leur mère derrière ma voiture ? Faut pas exagérer, je ne suis pas Daech, même si j’ai pu avoir cette idée en regardant trop la télé…Les claques ? C’était juste quelques « soufflets »‘, mais elle m’a tapé et insulté aussi, faut pas croire ! » Et elle d’opiner du chef, incapable de dire que ses coups à elle étaient de la légitime défense, pour parer ses coups à lui…

« Je l’aime encore, c’est ma femme, vous ne pouvez pas me la retirer ! »

« Mais elle ne veut plus vivre avec vous, elle souhaite se séparer, rompre, c’est terminé, vous comprenez ? » tente le Juge aux Affaires Familiales.

« Non, mais on peut faire des efforts tous les deux, ça peut s’arranger, elle va revenir… »

Visiblement il n’a pas du tout intégré la séparation et le fait qu’elle puisse vouloir le quitter.

 A l’issue de l’audience, je la fais attendre 10 minutes dans la salle des pas perdus du Tribunal, le temps de s’assurer qu’il est parti, et ne l’attend pas à la sortie.

 Pensant la voie libre, elle s’en va, me remerciant de l’avoir « si bien défendue ».

 Après quelques démarches au Palais, sur le chemin du retour vers mon Cabinet, je les croise. Tous les deux. Il l’a attendue dans une rue adjacente, où elle ne pouvait que passer. Elle a l’air tendue, fume une cigarette. Je m’approche. « Il y a un problème ? Il vous importune ? Vous voulez venir avec moi ? »

Elle me répond « non non, tout va bien », devant l’autre qui a rapidement séché ses larmes de crocodile depuis tout à l’heure, et me dévisage d’un air mauvais, prêt à me sauter au cou si je lui reprends « sa chose ».

Quelques jours plus tard, la décision est rendue. Il est fait droit à l’intégralité des demandes de Christelle, « malgré la vacuité de son dossier », souligne le magistrat. Tiens l’avocat, prends-toi ça dans les dents. Je le ressortirai au même magistrat lorsque je défendrai devant lui, un prévenu en correctionnelle, puisqu’il n’est pas seulement Juge aux Affaires Familiales mais siège aussi parfois au pénal. « le dossier du Parquet est vide, il ne repose que sur les trois plaintes de la victime et un témoignage circonstancié… »

 Mais, poursuit le Juge aux Affaires Familiales, cette vacuité se trouve « contrebalancée par l’attitude inquiétante qu’a pu avoir le défendeur à l’audience, en larmes pendant tous les débats et refusant d’admettre la séparation à l’initiative de sa compagne.

 Il y a lieu de considérer les faits établis, l’intéressé ayant d’ailleurs reconnu des « bousculades » et des « paroles en l’air », la violence et la situation de danger auquel la victime a encore récemment été exposée, la rendent recevable et bien fondée à ce que soit prise en sa faveur une ordonnance de protection ».

 J’adresse copie de cette excellente décision à Christelle. Pas de réponse, hormis l’accusé de lecture du courriel.

 Un avocat se manifeste au nom de Monsieur et m’informe de son appel interjeté. J’en avise Christelle, lui demandant ses instructions. Pas de réponse à mes messages téléphonique et par courriel.

 Je lui adresse un recommandé. Il est retiré (je reconnais sa signature) mais aucune réponse.

 Christelle s’est « réconciliée » manifestement avec son « homme ». Elle n’ose manifestement pas me l’avouer, se sent coupable de sa faiblesse. Et le laisse donc faire appel, sans se défendre, sans constituer avocat. Malgré mes mises en garde car Lui, nonobstant cette réconciliation, maintient sa procédure d’appel, pour faire mettre à néant l’ordonnance de protection et –pourquoi pas- obtenir la condamnation de Christelle à lui rembourser ses frais de Justice.

 Je n’ai plus aucune nouvelle de Christelle. Un jour peut-être, la reverrai-je franchir la porte de mon Cabinet. Ce serait là le moindre mal. Ce sera toujours mieux que de franchir les pieds devant, les portes de la morgue.

Si je vous ai raconté l’histoire de Christelle, c’est qu’aujourd’hui les médias et les réseaux sociaux se sont enflammés pour une affaire de violences conjugales, ayant mal tourné. Elle n’a pas fini comme trop souvent, par la mort de la victime, mais par celle de son bourreau. Jacqueline Sauvage, après 47 ans de maltraitances, de violences, de viols, de coups, d’humiliations, d’insultes…, a tué son conjoint. de trois balles. Dans le dos.

Elle a été jugée, et condamnée, pour ce qui constitue, quoi qu’on en dise, un homicide volontaire.

 Sa défense a plaidé l’acquittement, comme si 47 ans de souffrances quelles qu’atroces qu’elles aient pu être, pouvaient vous donner un permis de tuer. Comme si des coups de fusil dans le dos, non destinés à protéger la vie de l’agressée dans un moment contemporain de l’action, pouvaient ressortir de la légitime défense.

 Jacqueline a été condamnée et c’est bien normal. Des circonstances atténuantes lui ont été reconnues et c’est bien normal également. Le Président de la République lui a accordé, en humanité, une grâce partielle, valant remise d’une partie de sa peine. cette intervention présidentielle pour constitutionnelle et légale qu’elle soit, prête toutefois à critiques, car elle sous-entend que, tel le roi détenteur de la Justice divine, le Président de la République peut prendre des décisions contrevenant à un jugement rendu par la Justice au nom du Peuple Français. Qu’il exercerait ainsi un pouvoir passant au-dessus de celui des magistrats, parce que c’est son bon vouloir.

 Or le Président de la République est élu par ses concitoyens et espère –follement- le redevenir. Il est donc influençable, sensible à l’Opinion publique, laquelle est elle-même sensible tout court.

 Le sort misérable de Jacqueline a ému. Des « comités de soutien » se sont créés. Jacqueline est devenue transparente. Ce n’était plus elle que l’on jugeait, mais à travers elle, toutes les femmes victimes de violences conjugales. L’on a élevé Jacqueline au rang de symbole. On lui a dit, et ses avocates les premières, qu’elle avait eu bien raison de tuer ce salaud, après tout ce qu’il lui avait fait. Et que c’est la Justice qui avait tort de la condamner pour cela. Qu’elle n’avait aucun travail à faire sur elle-même. Qu’elle était dans son bon droit, si ce n’est juridique, à tout le moins moral. Et que quiconque oserait émettre l’hypothèse que même un salaud cela ne se tue pas comme ça, devrait être voué aux gémonies. D’ailleurs, la grâce présidentielle ne vaut-elle pas reconnaissance implicite qu’une erreur judiciaire a été commise ?

 L’histoire de Christelle vient douloureusement nous rappeler que les choses ne sont pas si simples en matière de violences conjugales. Et que rester 47 années avec un homme comme l’a fait Jacqueline, ou simplement six comme l’a fait Christelle, que le quitter puis retourner dans ses filets, pose questions quant à la psychologie de la victime. Et quant à une pathologie qui la conduit à ne pas avoir la force de quitter son bourreau définitivement, à rester ou à replonger alors que l’on sait pertinemment que les coups, les insultes, les humiliations, vont de nouveau pleuvoir.

Mais de cette complexité, les grands prêtres des grandes et nobles causes, n’en ont cure. Alors quand des magistrats professionnels ont l’outrecuidance de faire leur travail et de considérer, en toute objectivité, de refuser à Jacqueline un aménagement de peine, alors la rue se fâche. Et les politiques lui emboîtent le pas, l’occasion étant trop belle de flatter l’Opinion. Oubliant que si Badinter avait flatté l’Opinion en 1981, la Peine de Mort à laquelle elle était majoritairement favorable n’aurait pas été abolie. Mais n’est pas Badinter qui veut.

Avant de beugler sur les juges du Tribunal d’Application des Peines, peut-être faudrait-il lire leur décision.

Par exemple, ce paragraphe: « il doit également être souligné que l’importante médiatisation de son affaire rend difficile une authentique démarche de réflexion pour Madame Sauvage, qui est encouragée à se cantonner dans un positionnement exclusif de victime, sans remettre en question son fonctionnement psychique personnel, et sans s’interroger sur sa part de responsabilité dans le fonctionnement pathologique de son couple. »

 Oui, il reste un long chemin à parcourir à Jacqueline pour prétendre à la Liberté anticipée.

 Hélas, l’enfer étant pavé des meilleures intentions, de « bonnes âmes » empêchent l’accomplissement de ce chemin personnel en dépossédant Jacqueline de sa réflexion propre. Jacqueline doit commencer par se remettre en cause, par essayer de comprendre comment elle en est arrivée à être une meurtrière, et pourquoi elle est restée 47 ans avec ce monstre, pourquoi elle ne l’a pas quitté avant, et pourquoi ce jour-là elle a choisi le fusil plutôt que la poudre d’escampette.

 Jacqueline est victime de cet homme mais elle n’est pas que cela.

 En l’empêchant d’en prendre conscience, ses « soutiens », aussi sincères soient-ils, sont les premiers responsables de son maintien en détention.

 La Justice qui juge sur l’émotion, cela donne Richard Roman, Patrick Dils…

 Alors laissez les juges faire leur travail.

Gardez-vous des comparaisons à deux balles, dans lesquelles même certains politiques se sont complaisamment vautrés, du genre: « on maintient en détention cette femme inoffensive, et on place des terroristes potentiels sous simple contrôle judiciaire ! »

Oui, et avec le prix d’un sous-marin nucléaire, on peut ouvrir 30 écoles, le refrain est connu…

Quand comprendrons-nous enfin, que comparaison n’est pas raison ?

 Surtout, quand accepterons-nous de ne pas nous faire juges de comptoir ou du coin de la rue, sur-réagissant par rapport à l’émotion, sans comprendre que la Justice, la vraie, est, à l’image des rapports humains, autrement plus complexe ?

 On peut plaindre Jacqueline, comme on peut plaindre Christelle.

 Mais laissons-les assumer la responsabilité de leurs actes.

 Ou alors, nous finirons par substituer la vengeance à la Justice, comme dans certains pays où le chaos règne et où « la rue » sur la foi de simples rumeurs, châtie les délinquants présumés en les lynchant sans autre forme de procès, ou en les faisant brûler avec un pneu enflammé autour du cou. Une « Justice » sauvage.

  1. Ok pour l’argumentation. Le seul hic, qui casse tout, c’est la référence à Daesh.Du grand n’importe quoi, de la récup à deux balles… Navrant

    remli 13 août 2016 à 10 h 21 min Permalink
  2. Je trouve ce texte et son argumentation remarquables. Il remet en cause mon opinion première sur ce triste fait divers.

    Cuny Jean-Félix 13 août 2016 à 11 h 12 min Permalink
  3. Effectivement ce texte donne à réfléchir mais nous jugeons rapidement en rapport avec les éléments que la presse communique (comme d habitude)

    cuny roselyne 13 août 2016 à 12 h 01 min Permalink
  4. Je n’avais personnellement pas d’opinion sur cette affaire, faute d’avoir pris le temps de me plonger dedans avec précision. Je n’en ai toujours pas, après la lecture ce très beau texte. Il faut donc en rester aux généralités.
    1. On ne peut pas ne pas comprendre la réaction très largement partagée sur la comparaison entre la libération d’un terroriste potentiel, et le maintien en détention d’une femme dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne présente aucun risque de récidive. Comment ne pas admettre que le corps social considère que l’enfermement (d’un prévenu, d’un condamné, voire simplement administrativement suspect) est destiné à le protéger, autant sinon plus qu’à punir? Dire « Laissons la justice faire son travail » est, pardon, un peu court.
    2. Le droit de grâce n’est pas une immixtion intolérable dans le travail judiciaire, pas plus que le 49-3 n’est une scandaleuse atteinte aux pouvoirs du Parlement. L’un comme l’autre sont le fruit de notre histoire, forcément complexe. Il est bon de rappeler que la grâce n’efface pas la culpabilité, mais seulement la peine, et tient compte des circonstances, voire de l’émotion, que la justice avait à bon droit écartées. Le maréchal Pétain a été grâcié à raison de son grand âge, et des services rendus quarante ans plus tôt; d’autres condamnés à mort ont fini en prison plutôt que la tête tranchée, parce que l’opinion, a tel ou tel moment, considérait qu’appliquer la peine de mort était plus grave qu’appliquer une décision de justice dans toute sa rigueur. D’autres n’ont pas eu cette chance. Peut-être en l’espèce, le droit de grâce a-t-il mal été utilisé: il eût sans doute été plus pertinent que Mme Sauvage soit, soit déboutée de sa demande en grâce, soit grâciée pour de bon, au lieu d’une mesure mi-chèvre, mi-chou, qui renvoie à la justice le soin d’assumer une décision de l’exécutif. Mais bon.
    3. Sans doute Mme Sauvage a-t-elle « un travail à faire sur elle-même ». Il est bien possible que son entourage, ou ses défenseurs, l’aient éloignée de cette perspective. Doit-elle en être punie? En tout état de cause, ce travail, s’il existe, doit-il absolument être réalisé derrière les barreaux? Je ne vois pas que la prison, même si les conditions de détention de cette condamnée ne sont sans doute pas les plus pénibles que l’on puisse trouver en France, soit le meilleur cadre compte tenu de la très faible dangerosité qu’elle présente.

    FT 13 août 2016 à 15 h 13 min Permalink
  5. Je pense que, ou bien la grâce Présidentielle partielle signifie quelque chose, ou bien elle ne signifie rien, et une fois de plus, la Justice n’est pas juste, ni respectueuse, et c’est cela qui est inquiétant.

    Olympia Alberti 14 août 2016 à 16 h 31 min Permalink
  6. Merci à ce beau texte de rappeler que la Justice n’est pas la loi du Talion. Si cette peine de 10 ans réduite à 7 ans et 8 mois par F Hollande peut paraître excessive, il faut rappeler que dans un cas similaire de prétendue légitime défense différée où Jean Bastouill est condamné à 10 ans de prison. De plus, Mme Sauvage ne semble toujours pas avoir compris qu’elle a commis une faute, il est donc trop tôt pour la libérer

    Laurent PELE 16 août 2016 à 15 h 00 min Permalink

Ecrivez un Commentaire

Commenter Gravatar

Je suis con ou bien... ? |
VICTOR OJEDA-MARI AUTEUR ET... |
Désintoxicateur |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Les Réseaux Sociaux
| EN AVOIR OU PAS
| Actions populaires françaises