Enfoiré d’avocat qui fait payer la première consultation !

27 mai 42 Commentaires Catégorie: Non classé

Grâces soient rendues à mon excellent Confrère Eolas et à Twitter. Car sans leur action conjuguée, l’avocat provincial que je suis n’aurait pu prendre connaissance, du fin fond de sa Saône et Loire, d’un article paru dans l’édition locale de Corbeil Essonnes du Parisien le 25 mai 2015.

Celui-ci, intitulé « un prix pour les avocats qui ne font pas payer la première consultation », m’interpelle.

Pour en juger par vous-mêmes, c’est ici : http://www.leparisien.fr/corbeil-essonnes-91100/essonne-un-prix-pour-les-avocats-qui-ne-font-pas-payer-la-premiere-consultation-25-05-2015-4801413.php

 

En premier lieu je suis surpris que le fait de ne pas faire payer la première consultation, vaille à l’un des nombreux Confrères s’y adonnant, l’octroi d’un prix, qui plus est « de l’innovation ».

Il s’agit d’une pratique « commerciale » comme un autre, et nous n’avons pas attendu ma Consoeur Anne-Constance Coll pour y avoir recours.

Je serais au demeurant curieux d’en savoir davantage sur ce fameux « concours national de l’innovation », la composition de son jury et sa légitimité. M’étant déjà fait avoir avec mon paquet de lessive couronné « produit de l’année ».

 

En deuxième lieu, la présentation même de l’article me dérange. Celui-ci semble tenir davantage du « publi-reportage » que d’une enquête sérieuse et neutre. Cette impression de publicité déguisée se renforçant par l’encart consacré aux louanges d’une anonyme présentée comme cliente du Cabinet Coll. Car comme le label X ou le « produit de l’année », le coup du client anonyme satisfait, dont on ne révèle qu’un prénom, on me l’a déjà fait pour vanter les vertus d’une ceinture anti-douleurs, d’un Cabinet de voyance ou de la Bague porte-chance de Rê.

Entendons-nous bien : je n’écris pas que ma Consoeur a demandé à une copine journaliste de lui concocter un article « aux petits oignons » ni que la cliente Françoise citée dans le Parisien n’existe pas, et encore moins que le prix de l’innovation est un concours foireux voire bidon.

J’ai moi-même, sans contrepartie ne serait-ce que d’un café, mes journalistes groupies qui ne manquent pas de souligner que j’ai brillamment plaidé. En toute objectivité…

J’indique simplement que le côté quelque peu dithyrambique de l’article et sa présentation me gênent comme ils ont certainement dû heurter la modestie de ma Consoeur .

 

En troisième lieu, mettre à l’honneur les avocats qui pratiquent la gratuité de la première consultation –ce que font les Notaires depuis la nuit des temps sans qu’il ait été jugé utile de leur décerner un prix pour cela- laisse sous-entendre de façon désagréable, que les avocats qui facturent la première consultation seraient, à contrario, au mieux grippe-sous, au pire malhonnêtes.

Cela renvoie également à l’idée selon laquelle la consultation d’avocat ne vaudrait rien, ou qu’elle aurait valeur de simple renseignement au même titre que l’indication de votre chemin dans la rue par un passant ou de l’horaire des trains par un employé de la SNCF.

Or la consultation d’avocat est bien plus que cela.

Il s’agit d’une prestation intellectuelle, qui fait appel à la réflexion et au savoir de l’avocat, et qui engage la responsabilité de ce dernier sur les « informations » données.

Ainsi, de même qu’il ne vous viendrait pas à l’idée de demander à un boulanger de ne pas vous faire payer la première baguette prise dans son établissement, à moins que celui-ci y consente par opération de promotion commerciale, de même la consultation de l’avocat, fût-elle la première, ne doit pas être obligatoirement gratuite. Et il n’est nul scandale à ce qu’un avocat vous fasse payer le fruit de son travail, à savoir, le conseil.

Au demeurant, des services de consultations gratuites sont organisés par la plupart des Barreaux. Un avocat « donne » alors de son temps à titre bénévole, pour dispenser un premier conseil. Bien que non soumis à des conditions de ressources, l’on  pourrait penser que les personnes y ayant recours soient sinon indigentes, du moins en difficultés financières telles qu’elles les empêchent de payer une consultation d’avocat. Pour avoir assuré la permanence de consultations gratuites, je puis vous témoigner avoir davantage conseillé dans ce cadre, des chefs d’entreprises florissantes ou des personnes largement à l’abri du besoin, mais avec des oursins dans les poches…

En-dehors de ce cas particulier, et pour sortir de l’image  selon laquelle une consultation aurait valeur de simple renseignement à zéro euro, je préfère personnellement dire à mes clients que le coût de la consultation sera inclus dans mes honoraires si celle-ci débouche sur une procédure, et sera en revanche facturé si nous devons en rester à ce seul stade du conseil. Cela est, en général, très bien compris. Mis à part les gros lourds habituels, ceux-là mêmes qui trouvent spirituel de dire : « et si je te demande l’heure, et si je te serre la main, combien j’te dois ?! ».

 

En quatrième lieu, la Consoeur héroïne du reportage, se vante de fournir à ses clients « des devis » qui s’appellent en fait « conventions d’honoraires » et que nous délivrons tous ou quasi.

Mais surtout la susdite se targue de pouvoir y faire figurer « l’indication précise et définitive du coût »…, précisant « le coût d’une procédure doit être connu à l’avance et forfaitaire ». (sic)

Ainsi, tout avocat qui vous proposerait un tarif horaire ou une simple estimation du temps prévisible, plutôt qu’un forfait ferme et définitif dès le début de la procédure, serait suspect de malhonnêteté…car comme dit si bien Martine Aubry: « si c’est flou, c’est qu’il y a un loup ! »

Si ma Consoeur pouvait me prêter sa boule de cristal qui lui permet, dès le début de la procédure, d’en chiffrer précisément et définitivement le coût, j’en suis preneur !

Car mis à part des cas très particuliers (l’on sait à peu près, d’expérience combien de temps l’on va consacrer à un divorce par consentement mutuel sur requête conjointe), il apparaît des plus hasardeux de s’aventurer sur une facturation « au forfait ».

Ceci pour la simple raison qu’une procédure judiciaire connaît des aléas et que telle une boîte de chocolats, vous ne savez jamais ce que vous allez trouver à l’intérieur.

Ainsi pouvons-nous estimer approximativement, le nombre d’heures prévisible à consacrer à un dossier, par rapprochement avec des cas similaires.

Ainsi pouvons-nous détailler aux clients, les diligences minimales qui seront nécessaires : rédaction d’une assignation, de conclusions en réponse à l’adversaire, étude du dossier, communication de pièces, une audience de plaidoirie, deux rendez-vous…).

Mais la durée de la procédure dépend de facteurs aléatoires et il serait malhonnête de ne pas le préciser d’emblée au client.

Comment savoir dès le début de la procédure, si l’adversaire va transiger immédiatement ou au contraire, se défendre bec et ongles ?

Comment savoir si une audience, ou deux, ou quinze, seront nécessaires en fonction des difficultés rencontrées ?

L’auteur de ces lignes conserve un souvenir cuisant, des procédures a priori « simples » pour lesquelles il a eu la faiblesse de consentir à une rémunération au seul forfait.

Cette procédure de plainte pour harcèlement qui dure depuis maintenant 3 ans parce qu’à cette occasion, une instruction annexe pour malversations financières a été diligentée.

Cette procédure prud’homale pour non paiement des salaires et travail dissimulé, qui a duré 10 ans et facturée 2000 €…pour une vingtaine d’audiences de renvoi, une instruction pénale, un jugement correctionnel, une audience devant la Cour, puis une audience prud’hommes au fond. Etait-il prévisible que l’employeur produirait des faux témoignages ayant conduit au classement sans suite de la plainte pour travail dissimulé ? Qu’il faudrait confondre les faux témoins avec l’aide d’un juge d’instruction pugnace ? Qu’une fois ceux-ci ayant avoué, l’employeur malhonnête ferait appel du jugement le condamnant puis disparaîtrait dans la nature et tomberait en surendettement ? Qu’il changerait 3 fois d’avocat, obtenant par ce biais plusieurs renvois aux prud’hommes ?

Cette procédure où il fallut faire appel à Julien Courbet pour enfin obtenir le paiement des condamnations par un entrepreneur fantôme…après plusieurs années de procédure, une société qui disparaît, et un Conseil de prud’hommes qui brûle pendant les émeutes de 2005, nécessitant de replaider l’affaire dix-huit mois plus tard…

Bienheureuse est ma Consoeur qui se comparant à l’entrepreneur capable de vous produire un devis « ferme et définitif » avec coût des matériaux et de la main-d’œuvre, est capable avant même le début du « chantier » judiciaire, de vous facturer une procédure au forfait !

 

En cinquième lieu, j’aurais infiniment apprécié que ma Consoeur, bénéficiaire du reportage, apporte quelques précisions aux déclarations de sa cliente « Françoise » concernant le coût « exhorbitant’ et les sommes « astronomiques » versées à un « grand » Cabinet d’avocat parisien.

Ma Consoeur se serait grandie à rappeler que les honoraires d’avocat sont libres. Que l’on peut choisir de se rendre à sa destination de vacances en autocar ou en jet privé, sans pour autant aller ensuite accuser la compagnie d’aviation de malhonnêteté pour avoir facturé bien davantage que celle d’autocars pour la même destination. Idem s’agissant de deux compagnies aériennes dont une low cost. Que les « grands » cabinets parisiens ne supportent pas les mêmes charges, notamment de structure, qu’un cabinet de banlieue ou de province, de taille moindre…

J’ai récupéré en cause d’appel un client qui m’avait débarqué au profit de mon Confrère Gilbert Collard.  Ledit client, acteur de sitcom, m’a prétendu avoir payé « fort cher » la prestation. Ce à quoi je lui ai répondu que ses revenus substantiels et le choix d’un avocat médiatique, connu et reconnu, justifiaient certainement le tarif pratiqué. N’ayant pas la structure ni les charges subséquentes ni le talent ni la renommée de mon brillant Confrère, mes prétentions financières furent bien moindres, pour un résultat meilleur. Mais sans que l’on puisse en déduire quoi que ce soit quant au mal-fondé des tarifs pratiqués par Maître Collard.

Moi aussi, je sais être efficace sans ruiner mes clients, pour reprendre la formule de la cliente citée dans le reportage, formule que l’on croirait sortie du coin du comptoir à défaut de celui du bon sens.

 

En résumé, libre à vous de vous fier aveuglément à des avocats qui passent dans les journaux, qui se disent inventeurs du fil à couper le beurre, ou à la pointe du progrès parce qu’ils sont les premiers à dire à la presse qu’ils pratiquent comme bon nombre de leurs Confrères lesquels, eux, n’ont pas reçu pour autant le prix de l’innovation.

Libre à vous de croire que l’on peut prévoir l’imprévisible et facturer au forfait « ferme et définitif » dès le début de la procédure, quelle qu’elle soit, l’ensemble des diligences qui seront nécessaires.

Libre à vous de penser que les avocats qui vous proposent un tarif horaire, une durée prévisible du temps à consacrer à votre dossier, et une liste des diligences ordinairement accomplies pour une telle procédure, sont des escrocs en puissance car ils entretiennent le flou sur le coût réel et définitif de leur prestation.

Libre à vous de considérer que la première consultation de l’avocat vous est un dû et qu’il n’a que cela à faire, de recevoir des personnes gratuitement pendant une demi-heure à une heure, sans être rémunéré de son travail de Conseil. Et qu’ainsi, exploitant la règle du « premier coup gratuit », qui n’est pas un gage de vertu mais une simple opération marketing, vous pourrez faire le tour de tous les avocats pour mener votre dossier seul en profitant au fur et à mesure de la procédure, d’un « premier conseil » de tel ou tel.

Si tel est votre état d’esprit, vous méritez bien deux heures de Coll.

Bonus : j’avais déjà abordé cette question de la gratuité de la consultation, dans mon billet « je suis un avocat cadeau »  http://souslarobe.unblog.fr/2015/01/02/je-suis-un-avocat-cadeau/

42 Réponses

Ecrivez un commentaire
  1. Bonjour,
    en réalité une bonne partie de l’information de départ est erronée, le journaliste ayant fait de grands raccourcis, il ne s’agit pas d’une sorte de « prix national » par exemple. Le prix n’a pas non plus été attribué sur le critère de la 1ere consultation gratuite. Tout cela étant faux et les pieds de l’information étant bancals, évidemment la suite ne tient guère debout…
    En réalité le Prix est celui de l’innovation des avocats en relations-clients (nuance qui a du sens), tout avocat pouvait y candidater, Maître Coll a été désignée parmi 3 gagnants, et sur un projet bien plus large et innovant que la 1ere consultation gratuite, etc.
    En savoir plus :
    http://www.innovation-juridique.eu/Prix-des-Avocats
    Les innovations des avocats vallent mieux qu’un raccourci, non ?

    Christophe 27 mai 2015 à 16 h 01 min Permalink
  2. Bonjour

    Merci de ces précisions !

    J’ose espérer que Maître Coll demandera un rectificatif.

    Parce qu’en l’état, l’article laisse une fort mauvaise impression…

    Alors si en plus c’est injuste !

    p/s je me méfie des raccourcis, surtout ceux indiqués par mon épouse quand je suis au volant ;-)

    souslarobe 27 mai 2015 à 16 h 06 min Permalink
  3. Bonsoir,

    J’ai lu avec attention, avec délectation et grand bonheur ce que tu viens d’écrire.

    Je suis une consoeur du Barreau concerné et je ne dirai qu’une seule chose :

    EPOUSES MOI !!

    Wonderpétasse 27 mai 2015 à 21 h 20 min Permalink
  4. A votre chère consœur,

    Épouser à la deuxième personne du singulier de l’impératif présent: Épouse-moi.

    BernardPivotVersionFille 27 mai 2015 à 23 h 14 min Permalink
  5. Je mets cette faute d’orthographe sur le coup de l’émotion. Suis très touché par cette déclaration, bien plus charmante et plaisante que celle adressée cette semaine à mon percepteur. Hélas je ne saurais m’aventurer sur le chemin de la bigamie, bien qu’ayant des lunettes à double foyer. Merci toutefois, vous êtes adorable. Sous toutes réserves… (message de Madame SousLarobe : »montre toi si tu es une femme, je t’attends. (Censuré) » )

    souslarobe 28 mai 2015 à 0 h 17 min Permalink
  6. Bernard, ouaih bon ok…:p

    Souslarobe, mince ! Et moi qui avait déjà dégainé une superbe et merveilleuse convention d’honoraires forfaitarisée à l’acte !

    Une de celles que notre Confrère Coll est la seule à diffuser à l’endroit de sa clientèle…

    Ca alors…J’étais prête à m’appliquer pour une fois !!!

    Pfffff

    Je vais de ce pas me « petit suisse ider » loin du regard offensé de notre Pivot de Bernard à l’endroit duquel je nourris d’ineffables pensées pour la pertinence de son propos en phase avec le sujet du jour.

    Votre toujours bien dévouée,

    WP

    PS : Madame SousLaRobe : j’suis pas jalouse, je partage ;-)

    Wonderpétasse 28 mai 2015 à 8 h 13 min Permalink
  7. Puisque vous souhaitez être rémunérée « à l’acte » et vous dites prête à vous appliquer, je vous suggère un 82.8. Il s’agit d’un 69 + TVA (chérie, range ce fusil, je plaisante. Il n’est pas chargé, d’abord.)

    souslarobe 28 mai 2015 à 9 h 15 min Permalink
  8. D’acc, mais sans TVA dans ce cas.
    En « liquide » pour cet acte particulier : c’est mieux…

    Ou même un pro bono…

    « Chérie », ton mari a le sens du bon mot ;-)

    Wonderpétasse 28 mai 2015 à 10 h 11 min Permalink
  9. Arrêtez, malheureuse ! ça m’excite et ça me retarde dans mon travail ! (Pierre Desproges)

    souslarobe 28 mai 2015 à 10 h 25 min Permalink
  10. Mince ! Moi qui AVAIS décidé d’arrêter ! Décidément… Que d’émotions ..

    BernardPivotVersionFille 28 mai 2015 à 10 h 36 min Permalink
  11. Laissez-la tranquille ! Elle fait des fautes d’orthographe, mais elle m’aime et c’est bien là l’essentiel ! Elle se rattrapera à l’oral ! ;-)

    souslarobe 28 mai 2015 à 10 h 41 min Permalink
  12. Non mais ptdrrrr, ça ne vous arrive jamais de faire des coquilles ?

    C’est juste énorme de voir que Les Pivot se massent pour s’insurger contre un auteur qui ne prend pas la peine de se relire et soient aussi peu enclins à relever l’énormité d’un article rédigé sur un Confrère qui bousille la perception qui peut être faite sur notre profession par le grand public…

    An fête, je panse que Colle a des groupies… Ho tant pour elle hein !

    Wonderpétasse 28 mai 2015 à 11 h 10 min Permalink
  13. Je fais des coquillettes. Pour Pivot féminin, j’ai commis un article sur ce genre de comportement qui consiste à détourner du sujet principal…Vous savez, quand le sage montre la lune, certains regardent le doigt…
    j’ai envie de vous défendre, de vous protéger. Même gratos ;-)

    souslarobe 28 mai 2015 à 11 h 16 min Permalink
  14. Ce billet me rappelle une lettre de reproche où on me disait un jour que le Bâtonnier de X faisait des premières consultations gratuites … j’avais envie de dire : Super, pourquoi n’y êtes vous pas allée …

    Bastyniz 28 mai 2015 à 11 h 31 min Permalink
  15. « Maître, vous n’êtes pas capable de me faire la même chose que votre Confrère X ! » Cela m’étonnerait ! Je prends le pari ! Il vous a fait quoi ? « crédit ! »

    souslarobe 28 mai 2015 à 11 h 39 min Permalink
  16. Allons Allons ! Ne vous vexez pas, sur ces coquillettes je ne peux faire des blagounettes ?

    Bonne journée tout de même…

    BernardPivotVersionFille 28 mai 2015 à 12 h 17 min Permalink
    • et voilà, nous avons perdu Wonderpétasse . C’est de votre faute ! :-)

      souslarobe 28 mai 2015 à 13 h 15 min Permalink
      • Rholala c’est trop mignon !☺️☺️

        Quel dommage que le blog ne s’appelle pas « Sous Le Kilt », j’ai toujours voulu vérifier…

        Je suis toujours là, mais il m’arrive de faire semblant de jouer à l’Avocat en audience…quelques fois…

        Wonderpétasse 28 mai 2015 à 17 h 12 min Permalink
  17. vous simulez très bien ! et sous la robe, si vous saviez ce qui s’y trouve !

    souslarobe 28 mai 2015 à 17 h 41 min Permalink
  18. J’imagine…J’imagine…

    De bienveillant protecteur, on passe à une CI pour port d’imperméable là, nan ? :-D Je veux bien être défendue en Comm’ d’off Ô sympathique défenseur.

    Notre Con-frère COLL devrait donc te céder son prix de l’Innovation à cet égard, l’imperméable étant bien plus innovant que ses pratiques « sous le manteau »…

    (NB : il y a fort longtemps, lorsque j’ai intégré notre profession, mon ancien Maître de stage m’a soulignée que je ne devais plus la vouvoyer puisque le tutoiement était d’usage entre Confrères :p ;-) )

    Wonderpétasse 28 mai 2015 à 18 h 13 min Permalink
  19. promis, avec vous, je ne commettrai pas d’imper…euh, d’impair !

    le temps ici n’est pas au port de vêtements de pluie.

    je vous ferai donc sous la robe, sans robe.

    si je suis encore vivant parce que quand ma délicieuse épouse lira cela… :(
    (ne riez pas: vous serez la prochaine victime !!)

    souslarobe 28 mai 2015 à 18 h 22 min Permalink
  20. on est d’accord, tout travail doit être payé.
    mais il faut se mettre à la place de la personne qui gagne 1500€/mois, qui n’a pas droit à l’AJ, et qui voudrait quand même savoir si il y a un risque que, pour des fenêtres mal posées qui laissent passer air et eau, il va falloir qu’elle vende son appart pour payer la procédure. c’est mon cas, et je vis dans les courants d’air depuis 18 mois car les deux dernières expériences de « justice » que j’ai eues (divorce,garde d’enfant) m’ont montré qu’on ne sait jamais où on va mais qu’on a toujours à payer des sommes qui ne sont pas dans nos capacités.
    ce n’est pas tellement le fait de payer une première consultation qui pose problème, mais le fait que son montant (vécu!) soit de 300€. pour 15mn. et qu’il ne laisse rien présager de l’issue, ni du coût final.

    donc bon, quand il existerait des tarifications précises pour les avocats comme pour n’importe quelle autre profession, et des évaluations ou fourchettes, pourquoi pas contractuelles, de ce que va coûter une procédure, par exemple avec un système d’assurance couvrant les situations rocambolesques dont vous parlez, ce ne serait que un peu plus de justice pour les gens qui ne sont pas chefs d’entreprises florissantes avec des oursins dans les poches, mais des personnes ordinaires qui gagnent le salaire médian ou moyen des français. et qui pour le moment, ne peuvent tout bonnement pas saisir la justice.

    do 28 mai 2015 à 23 h 09 min Permalink
  21. J’avais vu passer cette nouveauté « Innovation » qui m’a laissé dubitatif. Innovation n’est ni création, ni invention mais nouvel habillage comme synonyme sur les faits et le fond comme designer qui habille d’un habit nouveau. C’est la mode d’aujourd’hui. En effet comme vous l’écrivez si bien devis ou convention lorsque acceptés sont à l’identique juste une sémantique. Tous décidons librement du service que nous décidons de donner, faire, offrir ou taxer. Une consultation chez le médecin se paye… Nous offrons selon notre souhait… ou non ! La comédie existe en tous lieux, métiers, professions… comme en politique, métiers de l’information, conseilleurs… la sincérité, l’éthique, la déontologie… des mots qui se vident peu à peu de la réalité, des faits. LDL

    Lucien David LANGMAN 29 mai 2015 à 10 h 39 min Permalink
  22. 300 € pour 15 minutes…vous n’auriez pas confondu avec un chippendale de luxe ? pour ce prix-là il aurait pu vous faire un strip tease intégral.

    Je vous précise que les avocats sont tenus d’afficher le tarif de leurs consultations dans la salle d’attente, et que si ce n’est pas le cas, vous pouvez exiger de le connaître avant de faire appel à ses services. Nous devons également vous soumettre une convention d’honoraires précise avant toute action judiciaire. Si votre avocat vous indique un tarif horaire, « au temps passé », il doit vous indiquer de façon approximative le nombre d’heures que nécessitera votre procédure sauf difficultés imprévues. Vous pourrez donc déjà vous faire une première idée de ce que cela risque de vous coûter.

    Je vous rappelle que chaque Barreau organise des séances de consultations gratuites.

    Enfin, vous posez le problème des personnes qui se trouvent aux limites de l’aide juridictionnelle sans toutefois pouvoir en bénéficier. C’est effectivement un souci, tout comme l’est le fait de se retrouver imposable à 10 euro près…ou d’arriver quatrième soit au pied du podium lors d’une course…Malheureusement il faut bien fixer des seuils, notamment pour l’AJ, c’est rageant pour la personne qui n’y a pas droit à peu de choses près, mais si on lui en fait bénéficier, cela deviendra rageant pour la personne qui était presque au niveau de celle qui était aux limites de l’AJ, et ainsi de suite…

    Cela étant, regardez bien vos contrats d’assurance habitation, notamment, ou encore votre contrat de carte bleue…certaines assurances, on l’ignore trop souvent, incluent une garantie « protection juridique ». Sur son fondement, j’ai des clients qui ont pu faire financer leur prud’hommes et même, leur divorce !

    Enfin, les avocats font souvent des facilités de paiement. Suis devenu organisme de crédit, je jongle avec les petits chèques à remettre à encaissement différé, sur 6 à 12 mois…

    souslarobe 29 mai 2015 à 11 h 41 min Permalink
    • Aaaaah je suis fan !!!

      L’exemple du podium ou de la tranche imposable est pertinent.

      La réponse est logique et pleine de bon sens !

      Il reste à préciser au justiciable consultant que si l’on part sur une base de consultation de 100,00 Euros H.T., soit 120,00 Euros TTC:

      - 20,00 Euros vont donc à la TVA,
      - sur les 100,00 Euros, nous avons 70,00 Euros de charges,
      - sur les 30,00 Euros restant, il nous reste à payer l’impôt personnel au titre du « bénéfice » (et quel bénéfice hein…!).

      En fait de quoi, ce qui coûte 120,00 Euros au justiciable aboutit, in concreto, a être payé une quinzaine d’Euros « Net in the pocket » soit ce que perçoit une employée de maison lambda (NB : je loue cette profession, soit dit en passant ;-) ), de nos jours.

      L’avocat français n’est pas « gourmand » en terme d’honoraires. Il cherche juste, comme tout le monde, à percevoir de quoi payer ses factures.

      L’Etat français, lui, est notoirement gourmand…

      CQFD…

      PS : Mes amitiés à Madame qui est SousLaRobe…

      Wonderpétasse 29 mai 2015 à 12 h 09 min Permalink
      • Je vous sens envieuse de Madame ;-) cessez de la provoquer elle vous hait déjà ! :-) Bises confraternelles.

        souslarobe 29 mai 2015 à 12 h 11 min Permalink
  23. Une avocate à Nancy (54) m’a demandé 6000 euros d’honoraires pour un divorce qui en est pour l’instant au stade la conciliation (Simple employé, je gagne 2900 euros/ mois). La première consultation était gratuite…. Ensuite, pratiquement tous les mois, elle m’a demandé des « provisions ». Je suis écœuré par cette profession et par cette avocate en particulier qui pour moi est ni plus ni moins un escroc.

    FRANCOIS 3 juin 2015 à 15 h 09 min Permalink
    • Cher François, ne connaissant pas votre affaire, je ne m’aventurerai pas à donner mon avis sur le bien-fondé ou non des sommes réclamées par ma Consoeur de Nancy.

      Vous soulevez toutefois un point fort juste: trop souvent, la « première consultation gratuite » sert de « miroir aux alouettes », de produit d’appel…qui revient au final pour le client, à payer parfois plus cher que chez un avocat qui lui aurait facturé la consultation.

      Je vous précise que vous avez la possibilité de contester le montant des honoraires facturés, en sollicitant l’arbitrage du Bâtonnier du Barreau de Nancy. Une simple lettre de votre part suffira pour le saisir. Si sa décision ne vous satisfait pas, vous avez la possibilité de faire appel. Ce sera alors un magistrat professionnel qui estimera si les sommes réclamées sont justifiées, au regard des diligences accomplies, de la notoriété et de l’expérience de l’avocate, de la difficulté de l’affaire, et de votre situation financière.

      En matière de divorce une convention d’honoraires doit obligatoirement être conclue avec vous, préalablement à toute procédure. Celle-ci doit être suffisamment claire et précise pour que vous ayiez une idée de ce que cela risque de vous coûter.

      Bien à vous.

      souslarobe 3 juin 2015 à 15 h 57 min Permalink
  24. Merci pour tous ces éléments précis. J’entends bien ne pas en rester là et vais saisir l’Ordre. Lorsque vous consulter un avocat vous placer tous vos espoirs en lui. Le fait d’être trahi (volé ?) ajoute à la souffrance liée à votre affaire une « couche » supplémentaire et vous affaibli un peu plus dans votre combat.

    FRANCOIS 4 juin 2015 à 21 h 36 min Permalink
  25. Bonjour,

    Pouvez-vous m’indiquer depuis quelle date la convention d’honoraires est obligatoire ? N’est ce pas une mesure installée que depuis 2013… Merci pour votre réponse

    FRANCOIS 13 juin 2015 à 11 h 28 min Permalink
  26. Comme je suis contente de trouver votre avis sur ce cabinet Coll …le titre « enfoiré d’avocat … » Commence exactement comme mon sentiment à la sortie de cette fameuse 1re consultation gratuite qui s’était achevée en 1/4 h et de mon propre chef , car c’était vraiment une arnaque foireuse …c’est honteux.
    Je m’étais très bien renseignée sur internet sur les procédures de divorce et partie confiante en espérant obtenir quelques réponses liées à mon problème très particulier de couple. De part mon statut de femme au foyer , je voulais juste me renseigner sur des cas similaires sans devoir débourser entre 150 à 200 ht ! par ce que je sais que de toute façon , si je déclenche la procédure et quelque soit le type de divorce , il faudra payer ( et c’est normal ) .
    Donc en lui expliquant le contexte qui est que mon mari est un « manipulateur perver narcissique « …il était nécessaire et indispensable pour moi d’envisager et d’anticiper un minimum, certains cas afin de me préserver .
    L’accueil débuta de façon glaciale , me faisant comprendre qu’elle ne faisait pas l’aide juridictionnelle ( ce que je n’ai nullement évoqué même de part ma situation !) …A une de mes 1ères questions pour l’orienter vers un cas à problème c’est à dire quand mon mari se déciderait à ne plus me verser les pensions alimentaires après le divorce à l’amiable ( question plutôt légitime , bien que j’ai déjà obtenu la procédure sur internet ) , elle a brillamment dit que j’anticipais trop , que surtout qu’elle n’avait pas à anticiper toute ma vie ?!!!!!! Oh mon Dieu ???!!! tout ceci est très choquant , je ne m’attendais pas à ce genre de réponse . Ah c’est sûr ma chérie , je ne reviendrai pas te consulter même en payant . Je pensais que le principe était quand mme de faire venir les clients après cette consultation gratuite ?!
    Bref.. Dégoûtée, je lui ai faite comprendre que c’était inutile de poser d’autres questions puisque celle là était très simple . Voilà l’expérience de la gratuité !!!!!!!!
    J’ai perdu énormément de temps à me rendre à ce rdv dans le 17ème .
    J’ai payé un autre avocat très à l’écoute et obtenu des conseils clairs.
    PRIX DE L’INNOVATION DU FOUTAGE DE GUEULE . Bravo

    Phan 9 juin 2016 à 17 h 38 min Permalink
  27. bonjour

    je tiens à répondre car je suis Françoise La cliente ou plutôt l’ex cliente car en fait l’avocate en question ne fait pas payer la première consultation et effectivement fait signer une convention d’honoraires « NON REMBOURSABLE » mais surtout ne s’occupe pas des dossiers car elle est trop occupée à passer dans toutes les télés…. ne répond jamais au téléphone ne vous explique pas les procédures et envoie à chaque fois des stagiaires pour la remplacer qui malheureusement ne connaissent pas les dossiers…. je regrette les propos que j’ai tenus dans ce reportage car rien ne correspond à rien….

    Françoise LE NOAC'H 29 novembre 2016 à 12 h 26 min Permalink
  28. Bonjour,
    Je viens de perdre un procès parce que l’avocat n’a pas fait son travail. Excès de confiance.
    J’ai changé d’avocat et elle a oublié la date d’appel.
    C’est un dossier en droit de copropriété et j’en suis à une somme astronomique. Alors j’étais prête à aller voir Mre Coll car première consultation gratuite.
    Mon entourage me dit de laisser tomber mais c’est plus fort que moi.
    Donc je ne sais plus quoi faire et je ne fais plus confiance aux avocats.
    Merci de votre retour

    Videira 16 janvier 2017 à 17 h 20 min Permalink
  29. Chère Videira, rien ne vous empêche d’aller consulter mon excellente Consoeur ! Je vous précise que des consultations gratuites sont également organisées par les ordres des avocats, renseignez-vous auprès du Tribunal de Grande Instance près de chez vous.
    Si votre avocat a oublié la date d’appel, cette carence engage sa responsabilité professionnelle. Vous pourrez demander des dommages-intérêts sur le fondement de la perte d’une chance (de gagner votre procès). Les avocats sont assurés pour ce genre de sinistres hélas courant.
    Cordialement.

    souslarobe 16 janvier 2017 à 17 h 47 min Permalink
  30. Bonjour,

    je tombe sur votre blog (auquel je vais sans doute m’abonner du coup ^^) suite à une invitation par mon entourage de faire appel à cette avocate « qui ne fait pas payer le premier rendez-vous », via un article découpé dans le 20 minute.

    L’offre est très alléchante, surtout lorsqu’on n’a pas de moyens, mais je déformerais la parole de Martien Aubry, en disant que si c’est doré, alléchant et bien sous tout rapport, c’est qu’il y a anguille sous roche.

    (Donc je me méfie des offres alléchantes)

    Cependant, je suis dans une situation où j’ai besoin de faire appel à un avocat, mais je n’ai aucun revenu, pour ainsi dire aucun.
    Dans un cas comme le mien, comment considérez-vous que nous nous fassions aider pour faire appel à la justice pour régler notre différent ?

    Merci beaucoup

    Michard 24 mai 2017 à 14 h 15 min Permalink
    • Bonjour,
      La réponse à cette question a déjà été donnée dans les commentaires sous cet article : rien n’est jamais réellement gratuit et désintéressé en ce bas monde, sauf…si vous bénéficiez de l’aide juridictionnelle totale. Renseignez-vous auprès de l’Ordre des Avocats du Tribunal de Grande Instance près de chez vous.

      souslarobe 24 mai 2017 à 15 h 02 min Permalink
      • Bonsoir,

        je n’en bénéficie malheureusement pas, je dois donc abandonner de pouvoir utiliser le système qui est sensé me défendre ?

        Michard 24 mai 2017 à 16 h 18 min Permalink
  31. Des avocats très bien pour la signature du contrat ,après ça se corse ,il est très difficile de les avoir au téléphone les mails ils réponde 1 fois sur 10 bref très déçu de l heur désintérêt,par contre ils oublient pas d encaisser les chèque.

    Sausa 6 juin 2017 à 18 h 18 min Permalink
  32. bonjour, je suis en plein dedans : je viens de signer une convention d’honoraires 300 euros au cabinet coll de lyon, mais la lettre n’arrive jamais, voilà une semaine que mon rv de 1/4 d’heure a eu lieu. Le dossier a soit disant été transmis à un certain Po.. qui me promet une réponse demain. Je n’y crois plus.
    Puis je mettre opposition au chèque ?
    Merci à tous

    procédurière 19 juin 2017 à 12 h 21 min Permalink
    • Bonjour, non vous ne pouvez pas faire opposition au chèque. L’opposition n’est possible qu’en cas de perte ou de vol du chèque. Vous ne pouvez pas faire opposition au simple motif que vous êtes en litige avec le bénéficiaire (par exemple, si vous n’êtes pas satisfait d’un objet acheté ou d’un service rendu).
      Si vous trouvez que votre avocat tarde à vous répondre, mettez-le en demeure par LRAR; s’il persiste dans le silence, saisissez le Bâtonnier de l’Ordre des avocats dont il dépend (en l’espèce d’après ce que vous m’indiquez il s’agirait de celui de Lyon)
      Cordialement

      souslarobe 19 juin 2017 à 18 h 31 min Permalink
  33. je viens de signer une convention d’honoraires 300 euros pour une lettre que je ne reçois toujours pas ? puis je m’opposer au chèque ? Merci

    procédurière 19 juin 2017 à 12 h 24 min Permalink

Ecrivez un Commentaire

Commenter Gravatar

Je suis con ou bien... ? |
VICTOR OJEDA-MARI AUTEUR ET... |
Désintoxicateur |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Alaviebelle
| Les Réseaux Sociaux
| Actions populaires françaises