Le Barreau en folie ! Chers clients…

5 mai 0 Commentaire Catégorie: Non classé

 

Une femme au poil

Elle vient me voir en plein hiver, vêtue d’un vison qu’elle ne quitte pas. A la fin de ma consultation, elle ouvre grand son manteau et dit: « pour les honoraires, Maître, payez-vous sur la bête ! » Elle était nue dessous…

ne souhaitant pas un 82.5 (69 + TVA) et la déontologie (et les impôts) prohibant ce genre de paiement, je l’ai envoyée ce rhabiller… avec la peur rétroactive qu’un Confrère ait pu ouvrir la porte de mon bureau et surprendre cette scène surréaliste, ce qui m’aurait contraint à des explications pour le moins alambiquées.

 

C’est un complot !

 Un couple vient me consulter: Monsieur serait victime d’un complot et souhaite porter plainte contre X. Parce que quand il sort dans la rue, il y aura toujours quelqu’un qui à un moment ou à un autre, le bousculera légèrement. Et jamais la même personne ! Sa femme confirme. En fait il est myope comme une taupe et ne voit pas à 10 mètres et c’est lui qui rentre dans les gens…

 

Histoire de fous

L’adversaire qui attaque mon client, syndic de copropriété, en dommages intérêts pour préjudice moral. Au motif que le syndic l’a déprimée en lui réclamant des charges de copropriété. Je sollicite communication des pièces adverses et reçoit une trentaine de pages hilarantes, émaillées de dessins pornographiques. L’adversaire entend démontrer que son arrière grand-mère a été violée par l’arrière grand-père du syndic, sur un vaisseau dont il était capitaine et la conduisant aux Antilles. A la barre, c’est son père qui est censé la représenter…et qui dit que c’est lui qui est allé en hôpital psychiatrique à cause de la créance du syndic. Le Tribunal rendra un jugement très sérieux, constatant l’irrecevabilité des demandes de la fille présentées au nom de son père. Aucun dommage-intérêts pour procédure abusive, ni condamnation au remboursement des frais d’avocat engagés par le syndic dans cette procédure des plus baroques…

 

ça m’énerve

Procédure de divorce. Les écritures adverses pour l’épouse, sont soumises à mon client. Celui-ci me les restitue annotées. Au fil des pages, on sent son agitation et sa colère grandir. Les premières pages : « non, la elle exagère ». Les pages suivantes: « faux »‘. Puis « FAUX !!! » (souligné trois fois) puis « connasse !! » puis insultes concernant l’avocat adverse. Au final, une indication : « en résumé, Monsieur X souhaite une mort lente et douloureuse à la connasse (nom de sa femme) et au connard (nom de son avocat). » signature: une tête de mort…

Elle et Lui

Juge aux affaires familiales, tentative de conciliation dans une procédure de divorce. Madame: « Mon mari demande la restitution de ses affaires personnelles ! Eh bien je les lui ai rapportées ! Vais lui restituer, moi ! Et elle ouvre la porte du Cabinet du juge, balance une paquet de revues de charme dans le couloir d’attente devant les autres couples et leurs avocats éberlués. « voilà, les affaires personnelles de Monsieur ! »

 

Tout est possible !

Divorce par consentement mutuel sur requête conjointe. (dit « divorce à l’amiable »). Une procédure qui en principe constitue une simple formalité: le Juge aux Affaires Familiales reçoit les époux séparément, quelques minutes chacun, juste pour s’assurer de la réalité de leur consentement. Puis les reçoit ensemble pour homologuer (ou pas) leur convention réglant les effets du divorce.

Sauf que…ce jour-là, Madame entre la première dans le Cabinet de la Juge aux Affaires Familiales. 5minutes d’écoulent, puis 10, puis 15… Au bout de 30 minutes, l’un des avocats, inquiet, ouvre la porte du Cabinet . Et découvre un spectacle surréaliste : sa cliente dans les bras de la juge, toutes deux pleurant, et la greffière qui leur tend des Kleenex…

En fait la magistrate avait demandé à l’épouse les raisons pour lesquelles elle souhaitait divorcer. Or il se trouve que la juge divorçait pour les mêmes raisons !

Soudain, la juge lâche: « tous les hommes sont des salauds ! » Et l’épouse de rétorquer « vous avez raison ! D’ailleurs je ne veux plus divorcer à l’amiable, je ferai un divorce pour faute ! »

Ce qu’elle fit.

 

Il a beaucoup compté pour elle

Il avait tout noté scrupuleusement de ses dépenses pour son épouse depuis 20 ans de mariage. Il avait 3 tomes de pièces. Sauf que quand il a réclamé le remboursement du pain au chocolat offert à sa dulcinée le 3 avril 1974, ticket à l’appui, et qu’il s’est entendu répliquer qu’il n’y avait pas de comptes entre époux, il a fait une déprime.

 

c’est l’plombier !

Il vient trouver son avocat pour engager une procédure de divorce pour faute

-         Maître, ma femme me trompe…avec le plombier !

-         en êtes vous certain ?

-         Dame, oui ! j’ai enregistré toutes leurs conversations téléphoniques. Elle l’appelle pour un oui, pour un non…

-         Désolé Monsieur. Les enregistrements « sauvages », à l’insu de votre épouse, ne sont pas recevables en Justice. Il vous faut trouver autre chose.

-         J’ai !

-         ah oui ?

-         (il sort un petit sac transparent où se trouve un cheveu). c’est un poil du cul du plombier, il l’a perdu dans mon lit !

-         mais vous en êtes sûr ?

-         absolument certain ! c’est à lui !

-         (l’avocat se retient de rire) je suis désolé, mais je ne peux pas parler de cela !

-         mais n’en parlez pas, Maître! je l’agiterai derrière vous pendant que vous plaiderez ! Cela attirera l’attention du juge et il me demandera ce que c’est, et moi je lui dirai alors !

-         (l’avocat, les larmes aux yeux, mais essayant de rester sérieux) Ce sera compliqué Monsieur. Il faudra faire un comparatif, et je doute que le plombier accepte de nous en fournir un autre…

-         Juste.

-         Il vous faut donc trouver autre chose.

-         J’ai !

-         (inquiétude de l’avocat) quoi encore ?

-         ma femme est lesbienne.

-         donc le plombier est une femme ?

-         pas du tout. Mais ma femme est bi. Regardez. j’ai pris son agenda. Il y a écrit « Martine vient dormir ce soir. » Et si Martine vient dormir, c’est que ma femme aime les femmes !

-         euh…c’est au-delà de mes compétences ! Je ne peux pas prendre votre dossier !

épilogue 1 :quelques jours plus tard, l’avocat reçoit une lettre de son Bâtonnier lui demandant de s’expliquer sur la plainte déontologique du client, furieux de s’être vu refusé le concours d’un auxiliaire de Justice.

épilogue 2 : allô, mon Cher Confrère ? Votre Confrère X. C’est moi que le Bâtonnier a désigné à votre place pour défendre Monsieur Y. Il me tient un discours très étrange: vous lui auriez conseillé de prélever un poil sur un plombier pour une expertise ADN !!

 

Enquête exclusive

Le client est visiblement effondré. Il explique être détective privé. Une femme trompée lui a confié la mission de trouver qui est la maîtresse de son mari et de lui en rapporter les preuves. Sa filature le conduit…jusqu’à son propre immeuble. Il demande à sa gardienne « savez-vous où va ce Monsieur ? » réponse: « mais…chez vous ! vous ne le saviez donc pas ?! »

« et comment je fais moi maintenant Maître, pour dire à la cliente que la maîtresse de son mari c’est ma propre femme ?? »

 

Affaire de famille

Appel d’un client gérant d’hôtel. « Maître, nous avons un problème. Un Monsieur d’âge mûr a fixé un rendez-vous galant dans l’une de nos chambres, avec une jeune tout juste majeure, draguée sur internet. Ils ne se sont pas échangé leurs photos pour que ce soit « plus excitant ». Arrivé dans la chambre, il s’aperçoit que c’est sa fille. Il la traite de salope, elle le traite de pervers. Que faisons-nous ? »

 

La vengeance est un plat qui se mange froid (et raide)

Décès d’un Monsieur très vieux et très riche, récemment marié à une femme très jeune et très jolie. L’ouverture de son coffre-fort à la banque, censé abriter toutes ses valeurs, s’effectue cérémonieusement en présidence du directeur, du notaire et de l’avocat. Dans le coffre, plus rien. Sauf un papier, que lit le Notaire. « ‘t’auras rien, salope ! »

 

Un héros

Le client comparaissant pour conduite en état d’ivresse, veut démontrer au Tribunal qu’il est un brave gars.

Il fournit donc une coupure de journal, parlant de lui et de son exploit: il a sauvé une vielle dame désespérée de la noyade.

Sauf que la rivière s’appelle la Baise. Et que le titre est « un jeune homme sauve une octogénaire de la Baise ».

le Président d’audience n e lui a pas restitué l’article de journal constituant son unique pièce. Sans doute pour l’encadrer dans son bureau !

prochain article : perles d’audiences, réparties avocats/ magistrats… je vous promets du rire et des larmes !

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